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Dany Fec part ouvrir une crêperie au Japon 09/08/2009

Posted by Stéphane PÉAN in Image de la Bretagne/ブルターニュのイメーシ.
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Recommandée par le Routard, L’Autel de la crêpe, à Lanvellec, a fermé ses portes le 24 juillet. Dany Fec part au pays du Soleil levant.

Le crêpier aux galettes très nouvelle cuisine quitte Lanvellec pour Tokyo. Il va y tenir une crêperie et former les Nippons à l’art de la pâte, au coup de main et aux mélanges un peu fous.

« Bon… bonne chance alors ! » La mort dans l’âme, les derniers clients referment la porte sur la petite crêperie aux nappes jaune et bleue. D’autres sont venus dire au revoir, même pas pour manger. De toute façon, dans la dernière ligne droite avant la fermeture du 24 juillet, « L’Autel de la crêpe » a affiché complet. « J’ai même un client parisien qui a avancé ses vacances de 15 jours », s’étonne Dany Fec, le crêpier d’Eure-et-Loir… tellement adopté par les Bretons « que beaucoup m’appellent Le Fec ». Il faut dire qu’après avoir vendu des crêpes sous les halles de Lannion, l’homme a su s’acclimater à grands renforts de galettes… pas que saucisses et complètes !

Après le far-west breton, le pays du Soleil levant pourrait bien lui réserver le même accueil. Son bail arrivant à échéance en septembre, Dany tombe sur une annonce. « Un groupe financier japonais cherchait un crêpier gérant d’équipe et créateur en Asie. » Il postule pour trois ans minimum sans même savoir le pays. « Je n’ai su qu’au bout de deux mois de mails que c’était au Japon. Ça m’a réjoui. Je crois qu’en cuisine nous avons aussi à apprendre d’eux. » Et si la fermeture de Lanvellec a pu paraître précipitée, c’est que Dany a appris fin juin qu’il est attendu début août à Tokyo. Sa crêperie de 65 couverts, « Le Mont Saint-Michel », ouvrira le 1er septembre.

Crêpes différentes

Pourquoi les investisseurs ont-ils craqué sur notre crêpier de 55 printemps ? Sûrement parce qu’il saura former l’équipe nippone, et que sa carte fleure la « nouvelle cuisine ». « Ici en trois ans à Lanvellec, je me suis épanoui. J’ai fait ce que j’ai voulu : des crêpes différentes », explique Dany. On pouvait y déguster une Toulousaine (glace violette, fraises de Plougastel, chantilly), l’Abbé noir (galette, oranges confites et glace de blé noir), une galette avec des betteraves, du saumon et un sorbet betterave, une autre à la confiture de pommes de terre et au pâté de Ploumilliau.

Même s’il n’est pas encore allé au Japon, Dany cerne « qu’ils n’ont rien qui ressemble à nos crêpes. Comme ils sont demandeurs de mélanges subtils et que le sarrazin fait partie de leur quotidien, cela me paraît transposable ». En août, pas le temps de faire du tourisme pour Dany. Au menu : goûter à la gastronomie japonaise, tester les crêpes du concurrent (Larcher, de Cancale, a plusieurs crêperies au Japon), voir les fournisseurs, sortir la carte, surveiller les arrivées du cidre, du calva, de la confiture de Brocéliande et de farine, rencontrer l’équipe d’une dizaine de personnes. « Je ne parle pas un mot de japonais ; je vais m’y mettre. » Et compter, au début sur le langage à l’italienne (des mains) et un ou deux collègues bilingues.

« J’aime l’idée de partir en terrain inconnu, sans a priori. Amener le terroir breton à l’étranger, pour un non-Breton faut l’faire », rigole Dany. Derrière la banane, l’émotion est quand même là. Comme dans son livre d’or de clients : « Merci pour les goûts subtils et les harmonies de tes plats », « La Bretagne va perdre un grand chef de la crêpe »… « Quelle idée de partir au Japon en nous laissant sur notre faim ! »

Sylvie RIBOT.

Ouest-France, 27 juillet 2009

Commentaires»

1. Un breton a Tokyo - 15/09/2009

Voila qui ne va pas aider les japonais à s’y retrouver dans leur géographie de la Bretagne: à force d’utiliser le Mont St Michel à toutes les sauces; sur les crêpes, palets bretons et autres spécialités, d’outre-Couesnon, ne sommes nous pas en train de vendre notre âme celte sur le parvis du mercantilisme culinaire ?

Bon vent, tout de même à Dany, nous irons déguster ses galettes bientôt, il s’apercevra tout de même en arpentant Harajuku, que des pâles copies de crêpes existent aux Japon depuis quelques années. Il lui reste donc bien du travail pour enseigner aux japonais toute la subtilité du froment et du sarrazin.

Chañs vat !

Kennavo

2. Stéphane PÉAN - 28/09/2009

La nouvelle creperie de Dany Fec, bien que revendiquant une continuité avec la creperie bretonne dont il était le gérant en Bretagne, n’affirme pas la Bretagne mais la Normandie et le Mont-Saint-Michel.

CQFD

3. micheline/christian lesbleiz - 12/11/2009

Nous regrettons et regretterons longtemps Dany et son épouse qu’il ne faut pas oublier,en temps que notre founisseur dans les halles de Lannion ; dommage qu’il s’était expatrié déjà à Lanvellec . Nous l’avons retrouvé et sauf accident jusque là, nous lui ferons une visite à Tokyo au moment des “cherry blossoms”, mais oû est-il exactement là-bas ?