Economie : le Japon raffole des céréales bio bretonnes


Les céréales 100 % bio du petit-déjeuner séduisent les Japonais. Une aubaine pour Cereco, à Domagné, leader sur ce nouveau marché.

Cereco Bio Japon

« Les Japonais s’intéressent de très près à tout ce qui est nouveau. » Gérard Le Goff, le patron de Cereco, a eu la surprise de les voir débarquer dans son usine de Domagné, en Ille-et-Vilaine, il y a quatre ans. « On a vu arriver, un jour, un distributeur japonais de sandwiches haut de gamme. Il venait de Tokyo. Il était intéressé par nos céréales bio pour le petit-déjeuner. »

Des céréales 100 % bio. « Il avait fait une étude de marché, il souhaitait diversifier son offre avec des produits français de qualité. »

Original, coloré…

Une aubaine pour Gérard Le Goff. Il tente le coup et découvre l’originalité du marché asiatique. « Ce n’est pas le goût européen ou américain. Il faut concocter des mélanges rien que pour eux. En fait, c’est notre capacité à réaliser des recettes typées qui les a convaincus. »

Le palais japonais ? « Ils adorent ce qui est sucré. Les recettes doivent être originales. Le produit doit être coloré. » Cerise sur le gâteau : « Tous les six mois, il faut leur proposer de nouveaux produits, de nouveaux mélanges. »

À Domagné, la petite entreprise emploie quarante salariés et affiche 250 références différentes de céréales produites en Ille-et-Vilaine, les départements voisins et en Poitou-Charentes. Sa force réside dans sa capacité à réaliser des petites séries.

Chaque mois, un conteneur entier de produits « made in Domagné » prend la direction du Japon. « Nos céréales partent par bateau, ce qui est le moins cher. Elles sont conditionnées au Japon, dans des emballages imprimés sur place dans la langue du pays. »

Le marché ? « Il décolle ! J’étais loin d’imaginer, il y a quatre ans, que nous serions, cette année, le premier fournisseur de céréales bio du Japon. » Et les perspectives sont bonnes.

Seule ombre au tableau, « la faiblesse du yen face à l’euro ne facilite pas la commercialisation de nos produits. D’autant que les coûts de conditionnement, de distribution, des contrôles au Japon sont très élevés ».

Cereco réalise un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros, dont 15 % à l’export. Elle agrandit ses locaux en ayant recours à l’écoconstruction pour soigner son image. Et se fixe un bel objectif : 15 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à cinq ans.

Bertrand BONENFANT.

Source : Ouest-France, 3 novembre 2007

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