14 juin 2008 : la Bretagne en fête à l’université de Keio 「6月14日・慶應義塾大学・日吉、ブルターニュのダンスパーティ」


Photo de CLARE

*** PRECISIONS ***

Nous avons reçu plusieurs e-mails nous demandant des explications sur l’événement du 14 juin dernier. L’association BRETONS DU JAPON n’est en rien responsable de l’organisation de la fête de Keio. Celle-ci est née de l’initiative de Jean-Philippe TOUFFUT (Paris) et de Patrice LEROY, enseignant à Keio. Nous avions diffusé sur notre site web des informations reçues directement des organisateurs : distribution de crèpes (préparées par les étudiants) et de cidre offert par l’université (et non les sponsors de Bretons du Japon) … Enfin, nous n’étions pas du tout au courant de la programmation musicale en terme d’horaires.

Nous souhaitons remercier toutefois nos adhérents et sympathisants qui ont souhaité nous rencontrer et tout particulièrement ceux qui ont attendu longtemps pour enfin avoir l’occasion d’écouter de la musique bretonne et d’assister aux danses en toute fin d’après-midi parmi les quelques dizaines de personnes restantes …

Nous tenons également à remercier nos entreprises partenaires présentes directement ou à travers leurs produits : Aquamer (cosmétique), NichiFutsu Boeki (Pâté henaff, Petit Lu et cidre Bôlée d’Armorique) et Le Bretagne (cidre Val de Rance … sur notre stand).

BRETONS DU JAPON

L’université de Keio (campus de Hiyoshi) organise une « folle journée » sur le thème de la Bretagne le 14 juin 2008 (14h-19h) avec le soutien financier de la Région Bretagne et l’implication de la société bretonne An Naer Produksion qui produit de nombreux artistes bretons. La célèbre chanteuse bretonne Marthe Vassallo sera l’invitée de l’événement avec les groupes Loened Fall et Bugel Koar. Elle sera également accompagnée de Noluen Le Buhe pour nous offrir des chants Kan ha Diskan.

Marthe Vassalo

Le programme sera proposé en ligne dans les semaines à venir dans les trois langues : japonais, français et anglais. D’autres groupes de musique amateurs joueront sur des scènes annexes dans le campus.

Notre association BRETONS DU JAPON a été sollicitée pour soutenir cet événement et lui donner ainsi une dimension populaire. Cette fête dans le cadre de l’université devrait réunir quelques centaines de personnes, des étudiants certes mais aussi des familles. Elle se veut avant tout populaire ; en ce sens, l’entrée sera gratuite.

Les responsables de l’organisation : Jean-Philippe TOUFFUT (Paris) et Patrice LEROY (Tokyo).

ORGANISATEURS & PARTENAIRES

6 réflexions sur “14 juin 2008 : la Bretagne en fête à l’université de Keio 「6月14日・慶應義塾大学・日吉、ブルターニュのダンスパーティ」

  1. Droit de réponse ?
    Je suis quelque peu attristé par les précisions concernant la fête du 14 juin 2008. Ne peut-on en retenir les éléments positifs ? Devons-nous nous montrer systématiquement négatifs dès que quelque chose ne nous semble pas à notre goût ? L’aspect convivial entre autres qui a permis de faire danser des Japonais et des Français doit-il être occulté par quelques fautes d’organisation ? Quant à la programmation, elle fut conçue de façon à ce que groupes japonais et français puissent s’exprimer musicalement. Et quand le groupe Bugel Koar intervient vers 15h30, je n’ai pas l’impression que ce soit en fin d’après-midi. Les chants Kan ha diskan de Marthe et Nolùen qui suivirent furent pour moi (et je l’espère pour beaucoup d’autres) qui ne suis pas breton un réel enchantement. Le dernier groupe, Loened Fall, vit bien plus que quelques dizaines de personnes danser et quand les larmes coulèrent des joues de Jeannot Le Coz (le professeur de danse) heureux, que dis-je, transporté, ému de voir autant de Japonais se donner la main tout en tentant dans la bonne humeur de s’adapter aux pas des rythmes de gavottes (ou peut-être autre chose ?), j’ai alors su que toute cette journée aussi imparfaite soit-elle avait un sens, et nous offrait un remarquable message porteur d’une humanité qui semble manquer à certains.
    Je terminerai en remerciant « Bretons du Japon » qui avait présenté cet événement sur son site et en demandant à tous ceux qui y ont participé de ne pas leur reprocher telle ou telle faute d’organisation. J’en assume la pleine responsabilité.
    Patrice Leroy

  2. Bonjour!

    C’est non sans surprise que je découvre sur ce site l’avertissement désapprobateur de Bretons du Japon à propos de cette journée du 14 juin. Certes, les mystères de la subjectivité humaine sont insondables, mais le moins qu’on puisse dire est que nous ne semblons pas avoir passé la même journée au même endroit… J’ai vécu, moi, de formidables moments de partage et de découverte mutuelle.

    Entre le groupe japonais Quikion qui, outre les morceaux que nous avions longuement répétés ensemble (ce jour-là, deux de leur répertoire et deux du nôtre, dont un rond de St Vincent que je ne suis pas près d’oublier), avait travaillé tout exprès des airs de danse bretonne, ce qui nous a permis de conclure ce début d’après-midi par un rond de Loudéac en « bœuf » de la plus belle humeur (et ce en DEBUT d’après-midi! Vous étiez sûrement occupé ailleurs, le site était vaste; mais il ne s’ensuit pas que cela n’ait pas eu lieu…); entre les ateliers de danse animés une bonne partie de l’après-midi par Jeannot le Coz; les groupes japonais qui nous ont proposé une relecture passionnante de notre musique; et surtout ces moments magnifiques où nous avons vu les étudiants, avec les bretons présents, « rentrer » en quelques minutes dans les pas et l’esprit des danses en ronde, croyez-moi, je suis très heureuse et fière d’avoir été là ce jour-là, et très reconnaissante à tous ceux qui ont rendu ces moments possibles – et vous en faites partie.

    Vous semblez oublier que cette journée était une première, avec ce que cela suppose d’inconnues, notamment en termes de fréquentation et de réactions d’un public confronté à des formes très nouvelles pour lui.

    Pour la fréquentation, on sait que plus de 1200 personnes sont passées par le site, ce qui ne me semble pas un mince succès! Et quant au public, il va de soi que cette expérience fait déjà l’objet de notre analyse et que toutes les leçons seront tirées de ce qui a bien ou moins bien fonctionné. (Je dis « notre analyse » car, bien que seulement invitée, j’estime que ce travail fait aussi partie de mon métier d’artiste.) Mais vu le degré de nouveauté de l’évènement, il aurait été surnaturel qu’il n’y ait pas de boulons à resserrer!

    Vous qui vivez au Japon et devez avoir de ce pays une connaissance bien au-delà de la mienne, ne voyez-vous pas ce qu’il y a d’extraordinaire à mobiliser ainsi une importante équipe de professeurs et d’étudiants JAPONAIS, c’est-à-dire des gens qui a priori n’avaient aucune raison d’avoir quoi que ce soit à battre de la Bretagne et des bretons? A faire danser bras contre bras, au milieu d’une grande université, des jeunes (et bien plus de « quelques dizaines »…) dans un pays où le contact physique est pratiquement absent des relations sociales? N’avez-vous rien perçu de la joie de ces moments, de l’énergie échangée, de la finesse et de la générosité de l’accueil que nous avons reçu?

    Si toutes ces merveilles vous ont échappé, j’en suis sincèrement navrée pour vous. Pour moi, au cours de ce séjour j’ai rencontré des gens passionnants, noué des liens humains et professionnels, vécu des instants inoubliables… Et quant à cette journée du 14, avec son audace, ses tâtonnements et ses miracles, je serais ravie que toutes les fêtes auxquelles on m’invite ressemblent à celle-là.

    Gardant toute ma reconnaissance à ceux d’entre vous qui ont contribué à la rendre possible,
    bien sincèrement,

    Marthe Vassallo.

  3. Bonjour,

    L’association BRETONS DU JAPON avait été sollicitée par An Naer à l’automne 2007 nous annonçant la venue de Marthe Vassallo et de deux groupes à Tokyo. Nous avons ensuite été contactés par les organisateurs Patrice Leroy et jean-Philippe Touffut que bien plus tard ; nous nous sommes alors rencontrés lors de notre fête de noël à Shinagawa.
    Par la suite en 2008, nous avons soutenu l’opération en donnant nos contacts dont en particulier ceux de nos récentes entreprises partenaires et nous avons communiqué fortement sur l’événement (site web et mailings que vous avez tous reçus). Malheureusement, l’organisation de l’événement n’a pas correspondu toute à fait à ce que nous avions entendu dire et il nous a fallu apporter des précisions par la suite à nos adhérents.

    Je suis surpris de lire cette phrase de Marthe Vassallo en commentaires sur notre site web au regard de ce que nous avons fait pour promouvoir cet événement : « C’est non sans surprise que je découvre sur ce site l’avertissement désapprobateur de Bretons du Japon ». Parmi les 50 personnes du fest-noz à la fin de l’après-midi, la moitié provenait de nos adhérents ou de notre réseau (Français ou Japonais) … Une interview de Marthe Vassallo effectuée par un de nos adhérents est même prévue prochainement sur notre site web.

    « Non sans surprise » laisse supposer bien des choses ?!…

    Malheureusement, nous ne nous sommes pas rencontrés sur le stand de BRETONS DU JAPON ce 14 juin ; dommage, il aurait été intéressant d’échanger aussi avec les adhérents de notre association.
    Jeannot le Coz a du avoir le nez plus fin car il nous a trouvés et j’ai personnellement été ravi (ainsi que mes collègues) de discuter avec lui et de boire quelques bouteilles de cidre au soleil.

    Effectivement, le campus devait être bien grand …

  4. FEST NOZ 14 JUIN
    Voici un excellent petit compte-rendu en japonais de notre partenaire l’association CLARE spécialisée dans les danses celtiques. Il y a les premières photos !

    日本語 : http://www31.ocn.ne.jp/~naohito/bretondanse/bretondanse.html

  5. Bonjour! Je lis dans le 1er commentaire « cette journée était une première », or ce n’est pas du tout le cas! puisque l’an dernier encore il y a eu un grand fest-noz de la St-Patrick à Tokyo, très suivi d’ailleurs par les expats et les Japonais qui ont par l’occasion appris des danses bretonnes… en breton mar plij !!! Même l’ambassadeur de France et le Consul général, avec leurs épouses, ont dansé sur notre musique… C’était en mars 2007 dans le quartier des affaires de Tokyo.

    Ce fest-noz faisait partie d’une vaste opération orchestrée et financée par le Conseil Régional de Bretagne, et à part cette soirée à laquelle ont participé notre groupe, venu spécialement de Bretagne, un groupe constitué de Bretons vivant au Japon, ainsi qu’un un groupe composé de Bretons et de Japonais, nous avions participé à la parade de la St-Patrick sur Omotesando (à l’invitation de l’ambassadeur de l’Irlande, et c’était la première participation de Bretons au défilé de la St-Patrick à Tokyo), et nous avions également fait un concert de musique classique de compositeurs bretons.

    Donc, chère Madame Vassalo, votre soirée était certainement très sympathique, mais surtout ne croyez pas et n’écrivez pas que c’était une première… loin de là. Le Vice-Président responsable de l’international au Conseil Régional de Bzh vous le confirmera d’ailleurs, car le CR BZH était le partenaire principal de cette vaste opération, tout comme Air France et beaucoup d’autres…

    Cordialement, CN

  6. Article Ouest-France, page Saint-Brieuc, 11 juillet 2008 :

    La culture bretonne en démonstration au Japon – Rostrenen
    Jeannot Le Coz au cours de l’une de ses interventions auprès d’étudiants japonais.

    Dans le cadre d’un échange culturel entre la France et le Japon, Jeannot Le Coz, président d’honneur du cercle celtique de Rostrenen, accompagné de plusieurs autres spécialistes de la culture bretonne, a passé 10 jours au pays du soleil levant. Ce séjour au Japon était organisé en collaboration avec la région Bretagne et le service culturel de l’ambassade de France à Tokyo pour faire connaître la danse et la musique traditionnelle bretonne.

    Pendant 10 jours, la délégation bretonne parmi laquelle les groupes Loened Fall, avec Marthe Vassalo, et Buguel Koar, a fait connaître la culture bretonne au cours de stages de danses auxquels ont participé plus de 400 étudiants. Conférences sur les costumes traditionnels, concerts de musique, fest-deiz pour mettre en pratique les acquis des stages ont rythmé le quotidien des différents intervenants. « Mon intervention, explique Jeannot Le Coz, a consisté à initier des étudiants japonais à la culture et aux danses traditionnelles bretonnes. Tous étaient très à l’écoute avec une grande envie d’apprendre. Leur culture est si différente qu’il a fallu d’abord leur apprendre à se prendre par le bras ou par le petit doigt pour danser ! »

    Au Japon, Jeannot Le Coz s’est fait l’ambassadeur du cercle celtique, du festival Fisel et de la ville de Rostrenen. À la fin du mois d’août, une délégation japonaise sera présente lors du festival Fisel aux côtés de Patrice Le Roy, professeur à l’université de Tokyo et diplomate, ainsi que Jean-Philippe Touffut, qui ont encadré le groupe pendant son séjour au Japon. Mais c’est l’année suivante que cette représentation sera la plus conséquente avec quelque 40 Japonais qui devraient effectuer un séjour en Centre Bretagne à l’occasion du festival 2009.

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