Bretons et Nippons : même combat alimentaire


ブルターニュ・食品安全保障セミナー (12月8日)

この度、在日フランス大使後援により、フィリップ フォール駐日フランス大使、ブルターニュ地方議会長 ジョン イヴ ル ドリアン氏らにご出席頂きまして、又、ABEA会長クリスチャン タカー氏(食品関連企業協会)、VALORIAL会長 ミッシェル ウドヴィン氏(フランス食品関連企業クラスター)、PRODUIT EN BRETAGNE会長アラン エスノ氏 (ブルターニュ品質保証ラベル)らが出席し、ブルターニュ地方はもとより、フランス国内における食品安全保障、トレーサビリティーにおいての重要性の取り組みについてフランス企業代表団、国の代表者よりご説明頂き、より深く皆様にご理解頂きたいと思います。
ブルターニュ地方は、ヨーロッパ最大の農業地帯であり、農産物加工業(乳製品、魚介類、肉加工製品)においては国内需要ナンバーワンを誇っており、野菜の生産、飼料の製造などにおいても同様です。
こうした背景にも、公的・私的な資金援助に恵まれた研究開発の恩恵を受け、ブルターニュ地方の農畜産食品関連企業は、市場及び消費者の期待に応える発展をしてまいりました。
フランスの食品安全保障に対する取り組みについて下記のとうりセミナーを開催いたします。

Site web : Bretagne International

Article repris du journal Ouest-France daté du 16 décembre 2008 avec l’aimable autorisation de Jean-Laurent BRAS, journaliste accompagnant la délégation de Bretagne International.

À la tribune du séminaire britto-japonais sur la sécurité alimentaire : de gauche à droite, Jean-Yves Le Drian, Isabelle Muzellec-Cornec(directrice d’Even santé-nutrition), Gilles Falc’hun (Sill), Michel Houdebine (président du groupe Houdebine SA et du pôle Valorial),Christian Tacquard (président du groupe Locmaria), Alain Esnault (président de Produit en Bretagne), Dominique Langlois (Président de la SA Jean Roze), Antoine Coutant (Président de Diana naturals) et Philippe Hercouët (directeur régional des services vétérinaires).

L’industrie agroalimentaire bretonne parie sur sa maîtrise des risques sanitaires pour séduire un marché japonais très exigeant.

« Autrefois, les Bretons à l’étranger étaient fonctionnaires, militaires ou missionnaires… », plaisante le Finistérien Gilles Falc’hun, PDG du groupe Sill. Aujourd’hui, ils sont aussi hommes d’affaires ! 

Réunis sous la bannière de « Bretagne International » ¯ le bras armé de la Région pour l’export ¯ une dizaine de patrons de l’agroalimentaire breton ont débarqué, la semaine dernière, au Japon.

Leur cible ? 150 donneurs d’ordre de la grande distribution nippone. Leur arme secrète pour vendre au Japon ? La sécurité alimentaire qu’offrent, assurent-ils, les produits made in Breizh.

Du sel de Guérande sans OGM

Au 52e étage du Business Center de Roppongi, à Tokyo, la fine fleur du commerce alimentaire japonais entend Marc Gilliaux, directeur de Bretagne International, rappeler qu’en matière de sécurité et de sûreté des aliments, Bretons et Japonais « partagent la même sensibilité, le même niveau d’exigences et de compétences ». Comprenez qu’ils sont faits pour s’entendre commercialement.

Il est vrai que, ici, depuis le scandale de la baie de Minamata et la contamination de centaines de milliers de personnes par des résidus de mercure, on ne badine pas avec la sécurité du consommateur. Alain Esnault, président de l’association « Produit en Bretagne » et ancien responsable des Salines de Guérande, se souvient ainsi d’avoir dû prouver à des clients japonais que sa célèbre fleur de sel était bien… « exempte d’OGM ».

Une ferme au milieu de la mer

La grippe aviaire et, plus récemment, l’affaire de la mélamine dans le lait chinois, ont encore renforcé les suspicions et durci l’application des règlements sanitaires japonais. Dans les zones de fret des ports et aéroports de l’Empire du Soleil-Levant, les chiens renifleurs de stupéfiants viennent d’être rejoints par des congénères spécialisés dans la détection de… produits carnés à l’import !

« Le laboratoire des Douanes nous a imposé le renvoi de nombreuses marchandises, certaines d’origine française mêmes, parce qu’elles contenaient de la mélamine chinoise à l’état de traces », assure, pour sa part, Akira Tokiotka, directeur d’un hypermarché Carrefour-Eon de la capitale.

Une affirmation qui fait cependant bondir Philippe Hercouët, directeur régional des Services vétérinaires en Bretagne. « Invraisemblable qu’il s’agisse de denrées venant de l’Hexagone. Peut-être une confusion avec des produits de marques françaises élaborés en Asie », corrige le représentant de l’État, venu à Tokyo aux côtés des industriels bretons pour témoigner de l’absolue vigilance des services sanitaires français.

La délégation bretonne, conduite par son président de Région, Jean-Yves Le Drian, savait, en arrivant au Japon, qu’elle aurait affaire à des interlocuteurs exigeants. Et parfois très curieux… Comme cet importateur qui veut absolument savoir « Pourquoi, à la différence des Normands, vous n’avez pas d’AOC pour votre lait ? » Dans un même élan, Gilles Falc’hun et son collègue morbihannais Michel Houdebine, expliquent que les AOC ne sont pas l’alpha et l’omega de la qualité et de la traçabilité. Et, puis, ajoutent-ils, tout sourire, « Vous savez, la Bretagne est une grande ferme au milieu de la mer, c’est notre meilleure protection ! »

Un langage de presque insulaires armoricains adressé droit au coeur d’insulaires nippons !

Le ministre conseiller auprès de l’ambassadeur de France à Tokyo est intervenu durant le séminaire sur la sécurité alimentaire pour s’étonner que le boeuf français soit toujours interdit d’entrée au Japon alors que l’épidémie de vache folle est enrayée. Des négociations ouvertes début 2006 sont au point mort « et rien ne justifie l’interdit », assure le diplomate, regrettant aussi que la charcuterie française soit quasi absente au Japon, laissant le terrain libre à ses concurrentes espagnoles et italiennes. De la même manière, le porc breton peine à percer alors que le porc espagnol, sous la marque Ibérica, fait un malheur sur les tables nippones. Le Vitréen Dominique Langlois, président de la Fédération nationale de l’industrie et des commerces en gros de viande (FNICGV) n’a pas manqué de rappeler à quelle suite de stricts contrôles se soumet la filière animale « du champ à l’assiette ».

Du beurre salé Le Gall pour les pop-stars de Tokyo

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La haute couture, la parfumerie et la boulangerie-pâtisserie. Si l’on excepte les vins, dont le champagne, bien sûr, ce sont les trois secteurs dans lesquels s’exprime, au Japon, le « bon goût français ».

Peu présents dans la mode et très discrets par leur seul muscadet, les Bretons visent, en revanche, l’important marché des produits dérivés du lait dont la boulangerie, la pâtisserie et la confiserie sont gros consommateurs.

Un brocanteur de Pont-Aven dévalisé

Dès 1999, le groupe Sill, de Plouvien, s’est intéressé au Japon et au Sud-Est asiatique en installant un bureau permanent à Singapour. La laiterie finistérienne exporte chaque année vers l’Asie quelque 2 000 tonnes de cream-cheese, l’ingrédient de base des fameux cheese-cakes, gâteaux au fromage blanc. Gilles Falc’hun, président du groupe Sill, que vient de rejoindre la laiterie de Saint-Malo, veut, aujourd’hui, vendre du bon beurre breton Le Gall, doux ou demi-sel, aux grands pâtissiers de Tokyo et Osaka : « Ils ont été formés en France et connaissent l’excellente qualité de nos produits. »

Vérification immédiate à l’enseigne Qu’il fait bon, pâtisserie de luxe du quartier de Ginza, fréquentée par toutes les pop-stars et la haute société de Tokyo. Ici, les serveuses proposent pas moins de 400 sortes de tartes. À 700 yens la part, près de 6 €, la crise n’affecte pas toutes les bourses japonaises.

Gilles Falc’hun salive. « Notre beurre Le Gall peut entrer jusqu’à 40 % dans les fonds de tarte. Nous allons leur proposer des plaquettes de 250 g l’an prochain. » Sawano Tatsunori, fondateur de la maison Qu’il fait bon, propriétaire d’une dizaine de pâtisseries de luxe à travers le Japon, est lui-même venu en Bretagne visiter la Sill et tester ses produits. Ancres de marine, filets de pêche, roues de chars-à-banc… Toute la déco de la pâtisserie de Ginza est bretonne. « Il avait pillé un brocanteur de Pont-Aven, se souvient Gilles Falc’hun, lorsqu’il a quitté le magasin, le commerçant pouvait prendre deux mois de congés ! » Seule fausse note dans le tableau : un vieux pot à lait en fer blanc. Il est anglais. « Je vais lui en offrir un vrai de la Sill ! », promet Gilles Falc’hun.

BRETAGNE INTERNATIONAL

Le Drian avec Bretagne International

  Michèle Lawson, déléguée de Bretagne International à Tokyo, Jean-Yves Le Drian, président de Région et Marc Gillaux, directeur de Bretagne International au cours de l’une des multiples rencontres organiséespar la mission économique bretonne au Japon.

Bretagne-International et son équipe, forte de 25 personnes et 70 relais dans le monde, assure, comme son nom l’indique, une mission de soutien aux entreprises bretonnes souhaitant se développer à l’international. Près de 1 000 d’entre elles profitent chaque année de ses services. L’an dernier, Bretagne International a pris en charge la prospection des investisseurs étrangers désireux de s’installer en Bretagne. Les Japonais constituent une cible privilégiée. Singulièrement dans l’agro-alimentaire. « Après avoir installé leurs propres unités de production dans des pays dont la sûreté alimentaire n’était pas garantie, les Japonais s’orientent aujourd’hui vers des partenariats avec des pays dont l’environnement sanitaire est sûr » explique Marc Gillaux, directeur de Bretagne-International. À Kervignac, dans le Morbihan, le groupe de distribution Nissui est ainsi entré chez Cité Marine (plats cuisinés de la mer). Récemment, l’affaire du chocolatier-caramelier Le Roux de Quiberon a été reprise par Yoku Moku qui produit à Landévant (Morbihan) des caramels au beurre salé. La Bretagne accueille 21 entreprises japonaises ou à capitaux japonais. « Ces investissements représentent 3 000 emplois », rappelle Jean-Yves Le Drian. 

 Jean-Laurent BRAS.

Ouest-France, 16 décembre 2008

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