En pay de cloture

En pays de clôture – 垣の国にて


 En pay de cloture

Camille Bernier, Un chemin près de Bannalec, 1870, musée des Beaux-Arts de Nantes

              Dans un texte publié en 1970 dans les Annales de Bretagne, Denise Delouche écrit au sujet de cette peinture, « toile de salon de grand format (2 m X 3,02m), le sujet en est vraiment le seul chemin creux, ombré d’une large voûte de verdure que le soleil perce difficilement, à peine si quelques paysans avec leurs animaux animent ils, au loin, le point de fuite« , avant de rajouter, « l’exécution est calme et appliquée mais tous les critiques relèvent l’erreur du grand format pour un tel sujet dont le charme est fait de fraîcheur, de silence et d’intimité« , tant il est vrai que les stéréotypes ont la peau dure et que notre imaginaire du chemin creux est celui d’un passage étroit, caché, humide et impénétrable. Elle minimise la présence des bêtes et des hommes alors que ce chemin creux est un boulevard et ces gens qui s’y croisent en attestent la fréquentation, elle regrette la taille choisie, et pourtant, aucun autre support n’aurait pu aussi bien exprimer la grandeur et la majesté de ce chemin creux et de ses arbres. De la chouannerie aux paysans arriérés et bornés derrière leurs talus, de la révolte des Bonnets Rouges à la légende noire du bocage, il n’y a qu’un pas. Le duc de Chaulnes s’en méfiera, les Chouans en feront leur terrain de jeu et les Américains auront du mal à s’en dépêtrer. Lorsque Louis Chaumeil s’en prend aux « Champs et chemins en Bretagne » en 1950, tout est dit. Le chemin creux breton n’est qu’un trou, le résultat de deux fossés qui se côtoient, deux limites de propriété qui se font face marquées par des talus surmontés de haies d’arbres. André Meynier lui répondra pourtant que les chemins creux font souvent de 6 à 10 mètres de large.

1970年『ブルターニュ紀要』に掲載された文章の中で、ドゥニーズ・ドゥルーシュはこの絵画について「大判(2×3 m)の客間用の油絵。その主題はまさに、太陽のほとんど差し込まない大きな緑の天蓋の陰になった窪道(シュマン・クルー)だけで、数人の農民が家畜とともに遠くで遠近法の消失点を活気づけているとはいっても、ほんのわずかのことだ」と書き、こう付け加えている。「仕上がりは静謐かつ入念だが、すべての批評家が、すがすがしさ、静けさ、安らぎが魅力であるこのような主題に大判を用いるという誤りを指摘している。」それほどステレオタイプは根強く、われわれの想像する窪道は、狭くて目立たず、じめじめして踏み込むのが困難な通路だというのが現実なのだろう。ドゥルーシュは動物と人間の存在を矮小化しているが、この窪道は大通りで、ここで行き違う人物たちがその交通量を証明している。彼女はサイズの選択を惜しんでいるが、しかし他のどんな画材も、この窪道と木々の崇高さと荘厳さをこれほどうまくは表現できなかったろう。ふくろう党の反革命蜂起から土手の後ろの時代遅れで偏狭な農民まで、ボネ・ルージュ(赤帽子)の反乱からボカージュ(囲い地)の陰うつな伝説まで、その間はほんの一歩だ。ショーヌ公爵は警戒し、反革命王党員たちは戦場とし、そしてアメリカ人たちは脱出に苦労する。1950年にルイ・ショメイユが『ブルターニュの畑と道』を非難したとき、すべては言い尽くされた。ブルターニュの窪道は穴でしかない、ふたつの溝が隣り合った結果だ、向かい合ったふたつの所有地の境界を、木の垣根が植わった土手で示しているのだ。だがアンドレ・メイニエは、多くの場合、窪道の幅は6 mから10 mもあると反論している。

Bocages d'Europe

 Europe des bocages

Loin d’être isolé et refractaire au progrès, situé au cœur d’un arc atlantique bocager allant de la Galice au Royaume-Uni, de la Normandie à la Vendée en passant par la Maine et l’Anjou, des graines de lin qui arrivèrent de Scandinavie aux toiles de Bretagne qui partaient pour le nouveau monde, le bocage breton accompagne l’âge d’or de la Bretagne aux 16e et 17e siècles mais aussi et surtout l’industrie et le commerce de la toile du 15e au 19e siècle, période ponctuée par les guerres de la Ligue, la révolte des Bonnets Rouges et la Révolution Française. De ces trois grands mouvements de fond du monde rural breton qui virent les paysans se révolter, Jean Meyer et Roger Dupuy écriront, non pas que ces derniers étaient guidés par la misère, mais, bien au contraire, par une certaine aisance, une cohérence. Annie Antoine situe l’apparition progressive du bocage du 14e jusqu’au milieu du 20e siècle. Dans les textes bretons armoricains du 5e siècle, connus entre autre sous le nom de Canones Wallici, le bétail est omniprésent et les clôtures existent déjà. Au 9e siècle, dans le cartulaire de Redon, ce sont les champs ouverts, méjou, champagnes, gaigneries ou landelles, qui sont la règle et le cheptel divague toujours. La Très Ancienne Coutume de Bretagne, datée du 14e siècle, ne parle que très peu des haies et celles qui y sont mentionnées sont faites pour mettre les cultures « en defens » contre le bétail. L’étude dendrochronologique des arbres de haies émondés largement utilisés dans les constructions du 16e siècle montre que pour pouvoir fournir une telle quantité de bois, le bocage de ce siècle ne pouvait pas être embryonnaire, renvoyant à un proto-bocage dès le 14e ou 13e siècle. Du 11e au 13e siècle c’est la période des grands défrichements, grands defrichements qui seront souvent considérés comme le point de départ du bocage.

孤立や進歩への抵抗からはほど遠く、メーヌとアンジューを通ってガリシアから英国まで、そしてノルマンディからヴァンデまで、大西洋岸のボカージュのあるアーチ地帯の真ん中に位置し、スカンジナビアから届いた亜麻の種から新世界に向かうブルターニュ産の布地まで、ブルターニュのボカージュは16世紀と17世紀のブルターニュ黄金時代、そしてとくに、ユグノー戦争当時のカトリック同盟の戦いや、ボネ・ルージュの反乱、フランス革命が相次いで起こった15~19世紀の産業と布地貿易とともにあった。農民たちが蜂起することになるブルターニュ農村世界を背景にしたこれら三つの大きな動きについて、ジャン・メイエとロジェ・デュピュイは、農民たちは貧困ではなく、逆にある程度のゆとり、一貫性に導かれていたのだと書いている。アニー・アントワーヌは段階的なボカージュの出現を14世紀から20世紀半ばまでに位置づけている。“CanonesWallici”の名でも知られる5世紀のアルモリカ時代ブルターニュのテクストでは、家畜はあちこちおり、囲い地もすでに存在していた。9世紀には、ルドンの聖職祿台帳によると、メジュー、シャンパーニュ、ゲニュリー、ランデルと呼ばれる開けた畑が慣例で、家畜はいつも囲いから出ている。14世紀の『ブルターニュの古代の習慣』は生垣にはほとんど言及していないが、記述があるものは作物を家畜から守るために作られている。枝葉を落とされ、16世紀の建築に幅広く使われた生垣の樹木の年輪年代学研究で、これほどの量の木材を供給するには、この世紀のボカージュが始めではあり得ず、14または13世紀からの原始ボカージュに行き着くことが明らかになっている。11~13世紀は大開拓の時代で、しばしばボカージュの出発点とみなされている。

 Françoise Pacé

Chemin creux, Françoise Pacé

La Coutume de Bretagne réformée de 1580 entérine, avec une longueur d’avance, le droit de clore, droit qui sera répété dans tous les textes du 18e siècle. À la veille de la Révolution Française c’est l’offensive des physiocrates, de l’agriculture moderne et de la monarchie libérale, le procès des communaux et des droits d’usage, la promulgation des édits royaux de clos et de partage. Contribuant sans nul doute sur la durée à l’idée d’un individualisme agraire propre au bocage, l’offensive n’en sera pas moins un échec et en cette deuxième moitié du dernier siècle de l’Ancien Régime les conflits d’afféages seront permanents. Il faudra attendre le 19e siècle pour voir une nouvelle densification du bocage. Reputé comme le plus ancien des bocages atlantiques, la grande accélération du bocage breton est située au 16e siècle, les 17e et 18e siècles sont relativement stables et au 19e siècle, l’abolition du droit d’aînesse par le code Napoléon et le chaulage des landes accentuent encore son expansion. Sans jamais être achevé, il continuera de se développer jusqu’au milieu du 20e siècle et son réseau de haies atteindra sa densité la plus grande dans les années 1950, stoppé par le grand remembrement de l’après-guerre, un harassement généralisé des talus qui défigurera complètement le visage des campagnes. Les toiles de Bretagne, de chanvre et de lin, symbole de cet âge d’or breton, demandent beaucoup de temps et de travail et sont faites dans les campagnes, par les paysans, pendant la saison morte. Une fois terminées, elles sont acheminées des quatre coins de la Bretagne vers les foires et les marchés par les chemins creux. De là, elles partent conquérir le nouveau monde. À en croire cette histoire, les chemins creux et le bocage breton n’ont pas entravé le passage des idées et des échanges, mais, bien au contraire, ils les ont permis. Ce sont les chemins creux et le bocage qui ont fait l’âge d’or de la Bretagne et c’est précisément cette profondeur que l’on a voulu combler qui témoigne de cette vitalité.

1580年の改訂版「ブルターニュ慣習法」は、土地を囲う権利を認めている点で一日の長があった。この権利は18世紀にあらゆる法文で繰り返されることになる。フランス革命前夜には、それは重農主義者、近代農業、自由主義君主制の攻勢であり、共同地と放牧入会権地の訴訟、囲い地と分配にかかる王令の発布であった。疑いの余地なく、ボカージュに特有の農地個人主義という概念に貢献しはしたが、それでもこの攻勢は失敗で、このアンシャンレジーム最後の世紀の後半には、分封に関する対立が絶えなかった。新たなボカージュの高密度化を目にするには、19世紀を待たなければならない。大西洋沿岸の最古のボカージュと評されるブルターニュのボカージュの急速な増加は、16世紀に位置づけられる。17・18世紀は比較的安定しており、19世紀には、ナポレオン法典による長子相続権廃止と、荒れ地の石灰施用とがさらにボカージュの拡張を強化した。完成することなく20世紀半ばまで発達し続け、その生垣のネットワークは1950年代にもっとも密度が高まるが、戦後の大区画整理、つまり蔓延する土手の疲弊によって妨げられ、それは農村の表情をすっかり損なうことになる。このブルターニュ黄金時代の象徴、多くの時間と手間を要する麻布や亜麻布は、農村で農民の手によって農閑期に作られる。完成すると、ブルターニュのあちらこちらから窪道を通って市場や定期市に向けて送られる。そこから新世界征服に出発するのだ。この話を信じるならば、窪道とボカージュは思想や交流の通行を妨げたのではなく、反対にそれを可能にしたのである。ブルターニュの黄金時代を築いたのは窪道とボカージュであり、人びとが埋めたがったこの深さがまさに、その活力を裏付けているのである。

Bocage breton, Yann Arthus Bertand

Bocage breton, Yann Arthus-Bertrand

Depuis, on sait que les talus, de terre et de pierres, étaient rabotés par les charrettes et écrasés par les bêtes, que les chemins étaient creusés par la pluie et que le limon qui en couvrait les sols était ramassé par les paysans pour fertiliser les champs. Que les haies étaient entretenues et cependant poreuses, qu’elles servaient de bois de chauffage et de bois d’œuvre, d’engrais et de fourrage. Qu’en Haute-Bretagne les arbres étaient émondés et conservés sur toute leur longueur et qu’en Basse-Bretagne les talus étaient plus hauts, les arbres plus bas et le pays moins boisé, que le vent jouait un plus grand rôle et que la maladie avait décimé les ormes. Que le Nord était plus peuplé que le Sud, que les champs ouverts prédominaient sur le littoral mais que l’on en trouvait aussi dans l’intérieur, que la Bretagne des bocages était plus égalitaire que la France des openfields et que les haies protégeaient partout du bétail. On sait aussi, depuis, que le bocage servait de brise-vent et permettait de réguler l’écoulement des eaux de pluies, qu’il procurait de l’ombre pour le bétail et de l’humidité pour le fumier, qu’il signifiait pays boisé au départ. Que la Bretagne était un pays de landes et d’incultes, de très petites propriétés et d’habitat dispersé, densément peuplé et éleveur de bétails, que la grande forêt centrale n’était qu’un mythe et que l’inculte, de l’ordre de 40 à 50 pour cent des terres, était à la fois utile et entretenu. Que les observateurs des campagnes bretonnes confondirent longtemps la friche et la jachère, les terres communes et les droits collectifs et en conclurent que le paysan breton était incompétent. Que les Bretons connaissaient le vagabondage du bétail mais pas la vaine pâture, que les biens communaux étaient rares et, à l’inverse, les droits d’usage, onéreux ou pas, généralisés. Que l’agriculteur était responsable de ses haies et non pas l’éleveur de ses bêtes, que la Bretagne avait peu de forêts mais beaucoup d’arbres et que les Bretons étaient polycultivateurs, artisans, éleveurs et journaliers. Et pourtant, aujourd’hui, on ne sait toujours pas ce qu’était un chemin creux si ce n’est qu’il était creux.

以降、われわれは、土や石の土手は荷車によって削られ、家畜たちに押しつぶされてきたこと、道は雨に穿たれ、地面を覆っていた泥土は、畑を肥沃にするため農民たちによって拾い集められたのだということを知っている。生垣は手入れされていたが穴もあり、暖房用の薪、工事用木材、肥料、飼料として役立っていたこと、オート=ブルターニュでは木々は枝葉を落とされたが長さいっぱい保たれたこと、バス=ブルターニュでは土手はより高く木々は低く、この地方は森林が少なく、風が強く、多くの楡が病で枯死してしまったこと。南部より北部の人口が多く、開かれた耕作地は海岸沿いで優勢だったが内陸部でも見られること。ボカージュのブルターニュは開放耕地のフランスよりも平等主義であったこと、あらゆる場所で生垣が家畜を防いでくれたこと。また、ボカージュが防風の役割を果たし、雨水の流れを調整し、家畜には木陰を、堆肥には湿り気を与えていたこと、始めは「森の国」を意味していたことがわかっている。ブルターニュは荒れ野と未開墾の地であり、農地はごく小さく民家は四散して、人口密度が高く畜産が盛んな地方であった。中央部の大森林というのは伝説でしかなく、土地の40~50%ほどの未開墾地は有益かつ手入れがされていた。ブルターニュの農村を観察してきた者たちは長いあいだ未開墾地と休耕地、共有地と団体権を混同し、そこからブルターニュの農民は能力を欠いていると結論付けた。ブルターニュの人々は家畜の放牧を知っていたが共同放牧権は知らず、村落の共同地はまれで、逆に、高くても安くても放牧入会権地が一般的だった。農民はその生垣に責任があるが、畜産農家は家畜の責任は負わず、ブルターニュには森林はわずかしかないが樹木は多く、人々は多種作農民であり、職人であり、畜産業者であり、日雇い労働者であった。しかし今日に至っても、窪道がどういうものだったのか、それが窪んでいたということ以外わかっていない。

Centre vide, Japon, Yann Arthus Bertrand

Centre vide, Japon, Yann Arthus-Bertand

Centre vide de nos campagnes, le chemin creux était-il seulement un chemin ? Était-il creusé pour être creux ? Était-il collatéral, accidentel ? Des alignements de mégalithes au cadastre napoléonien en passant par le réseau routier gallo-romain, les premières études sur le bocage s’attelèrent à lui chercher une continuité, les dernières lui trouvèrent une totalité, et dans ce nouvel objet d’étude en trois dimensions, multidisciplinaire, en mouvement et bien vivant, les chemins creux se perdirent. C’est Roland Barthes qui, en 1970, à l’occasion de son voyage au Japon et de son livre, L’empire des signes, inaugure la formule « centre-ville, centre vide » pour parler de Tokyo et de son palais impérial. À aucun moment, dans les deux paragraphes qui forment ce sous-titre, Roland Barthes ne nous dira-t-il nommément quel est ce centre. Il tournera autour, lui-même en perpétuel dévoiement. Tokyo « possède bien un centre mais ce centre est vide. Toute la ville tourne autour d’un lieu à la fois interdit et indiffèrent, demeure masquée sous la verdure, défendue par des fossés d’eau, habitée par un empereur qu’on ne voit jamais« . Arguant de la logique du lieu et de la négation du sujet, Augustin Berque écrira « Barthes, mieux que d’autres avant lui, sut dire ainsi quelque chose qui touche au plus profond de l’identité japonaise« . Plus tard encore, Philippe Pelletier soulignera l’absence du monde rural dans l’art japonais et observera qu’en construisant leurs sanctuaires dans les montagnes les Japonais « affirment (ou supposent) que ce qui est important peut être caché« . Ailleurs, il écrira « quel autre peuple a-t-il consacré autant de temps et d’énergie à la célébration artistique de la « route » ? Ou encore écrit sur la poétique de l’itinéraire ? » Loin des rizières et des femmes dans les champs, du rythme des insectes et des hommes au travail, la caste guerrière du Japon oubliera ses racines et se tournera vers les montagnes. Centre vide du pays comme le palais impérial l’est à Tokyo, les campagnes nippones n’en seront pas moins le cœur de toute une histoire.

われわれの農村の何もない中心、窪道はただの道だったのだろうか? 窪ませるために掘られたのか? 傍系の、偶発的なものだったのか? 巨石のアリーニュマン(列石)からガロ・ロマンの道路網を通じてナポレオンの土地台帳に至るまで、ボカージュについての初期の研究は連続性を見つけようと骨折った。最新の研究は全体性を発見した。この三次元の、多分野にわたり、変化し生き続けている新しい研究対象のなかで、窪道は紛れてしまった。1970年、ロラン・バルトが日本への旅と著作『表徴の帝国』の機会に初めて、東京と皇居について語るため「中心市街地、空虚な中心」という表現を使った。この副題を構成するふたつのパラグラフで、この中心がどのようなものなのかバルトがとくに述べることはない。彼自身、常に方向転換して周囲を回るだけだ。東京は「中心をもっている。だが、その中心は空虚である。禁域であって、しかも同時にどうでもいい場所、緑に蔽われ、お濠によって防御されていて、文字どおり誰からも見られることのない皇帝の住む御所、そのまわりをこの都市全体がめぐっている。」場所の論理と主題の否定を引き合いに出し、オギュスタン・ベルクは書く。「バルトは、彼以前の誰よりも、このように日本のアイデンティティの最奥を突くことを述べることができた。」のちにはフィリップ・ペルティエが日本芸術における農村世界の不在を強調し、山中に聖域を建造することで、日本人は「重要なものは隠されているかもしれないと主張する(または推測する)。」彼はほかでも「ほかのどの民族がこれほどの時間とエネルギーを『道』の芸術的称揚に割いているだろうか? あるいは道程の詩学について書いているだろうか?」水田と畑の女たちから離れ、虫の音のリズムと働く男たちから遠く、日本の武士階級はみずからの出自を忘れて山岳へ向かう。東京における皇居のような、国の空虚な中心である日本の農村は、それでもなおひとつの歴史の核心なのである。

Aujourd’hui, les talus ont disparu et pourtant la Bretagne ressemble toujours à une immense forêt, les bêtes sont toujours aussi nombreuses, l’habitat y est toujours dispersé et la forte densité des relations humaines continue d’être la norme. Les routes ombragées d’une large voûte de verdure existent toujours et si les chemins creux ont été détruits avec les talus, les marcheurs bretons en tracent déjà de nouveaux.

今では土手は消えてしまったが、ブルターニュは相変わらず広大な森に似ているし、家畜も多く、住居も散らばっており、人間関係の濃密さもお決まりだ。大きな緑の天蓋の陰になる道もいまだに存在し、窪道は土手とともに破壊されてしまったとしても、ブルターニュの健脚家たちはまた新たに窪道の道筋をつけている。

Centre-ville, Centre vide, Tokyo

 Centre-ville, centre vide, Tokyo

 Texte de Gwendal DIABAT
Traduction en japonais de Kikuko SHIMIZU
本文 グウェンダル ディアバ
翻訳 清水 紀久子

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