Claude Pelletier, dernier sabotier du Finistère クロード・ペルティエ、ブルターニュ西部(フィニステール)最後の木靴職人


クロード・ペルティエは2011年からブルターニュ産のブナの木で木靴を作り、エコ生産を目指している。
様々なブリュターニュの伝統工芸にインスパイアーを受け、一般的な木靴だけでなく刺繍などを施した皮を木靴と組み合わせ、伝統的なデザインからカラフルでポップなデザインまで幅広く展開している。上質な木靴作りを通して伝統を守り発展させる彼の姿勢が経済産業省から評価され、受賞する。(Entreprise du Patrimoine Vivant)
「ラ・サボットリー・ドゥ・コルヌアイユ」は海外からも木靴の注文を受け、日本にもクライアントを持つ。
http://www.sabot-breton.com/
下記のドキュメンタリービデオを是非ご覧ください。
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S’inscrivant dans un circuit économique essentiellement local, au-delà de son activité et de son engagement, Claude Pelletier entend être à son tour le maillon de la chaîne de transmission qu’il n’a pas voulu voir s’éteindre. C’est ce qu’il a souhaité à la reprise de cette entreprise en octobre 2011. Cette même année, Christian Le Roy, seul sabotier du Finistère encore en activité et à qui son beau-père avait transmis son savoir quelque trois décennies plus tôt, prévoyait sa retraite sans repreneur en vue. « C’est un article dans un quotidien régional annonçant ce départ qui m’a décidé à prendre contact, précise Claude. Je me suis rendu de suite à la saboterie. Ont suivi six mois de formation collaboration avec Christian. Depuis, je suis dans les copeaux et j’aime ce métier ! »
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Video reportage TF1 :


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Originaire de La Rochelle, Claude vit à Clohars-Carnoët, d’où son épouse est originaire. Passionné depuis longtemps par le tournage sur bois, à 53 ans il a quitté son poste de chef d’atelier en matériaux composites chez Airbus pour se lancer dans cette aventure du sabot, à Riec-sur-Belon. Caractère bien trempé et fort de sa motivation, il a rapidement su défendre son projet en décrochant le soutien et un prêt de l’association Cornouaille Initiatives, acteur du microcrédit professionnel. La même année, en 2012, il se voit obtenir le Prix de l’excellence artisanale, catégorie reprise d’entreprise par la Chambre des métiers et de l’artisanat du Finistère.
« Pour cela, dès novembre 2011, Anne Valy, jeune couturière passionnée de broderie, est venue me rejoindre afin d’associer nos savoir-faire, notre créativité et notre goût pour ce métier de tradition. » C’est ainsi qu’après des recherches bibliographiques, démarches au musée de Quimper et contacts avec des anciens, la collection 2012 est née, proposant une gamme rajeunie avec de la couleur et des brides brodées pour lesquelles il a fallu remonter au XVIIIe siècle afin d’en trouver la trace.
De l’arbre… au botoù koad
Le hêtre dans lequel sont façonnés les sabots provient de forêts bretonnes. Il se travaille encore vert (sous sève). Réceptionnant les grumes devant son atelier, Claude les débite ensuite en rouelles avant d’en tirer des quartiers à la dimension de la pièce qui préfigure la taille du sabot. Celui-ci passe alors à la tailleuse pour la forme extérieure avant de subir l’usinage des cuillères de la creuseuse qui en achèvera l’intérieur. Machines qui ont remplacé les haches, paroirs et tarières du temps des productions manuelles. Puis, vient le tour du séchage par technique de fumage, que seuls deux ou trois saboteries utilisent encore en France. « Le matériau de combustion est évidemment du hêtre, des copeaux et déchets des différentes phases de fabrication. C’est une technique traditionnelle qui permet d’homogénéiser le séchage, technique naturelle pour protéger le sabot ».
Le sabot est attaché dans le cœur de la plupart des Bretons, d’ici ou d’ailleurs. C’est un peu une Madeleine de Proust pour eux. ”
Il est à noter que la saboterie tente d’approcher l’objectif zéro déchet, chauffant l’atelier avec les chutes et fournissant même en copeaux la charcuterie Danielou de Baye, célèbre pour son andouille fumée, ainsi que le fumoir à poissons de Saint Pabu.
Le sabot est ensuite poncé avant de recevoir une finition sans ou avec bride, l’originel “sabot de bois” ou le “sabot de type léonard”. Sans oublier le sabot “claque” qu’à l’origine les femmes portaient le dimanche. La pose d’une semelle en caoutchouc a depuis longtemps remplacé les clous qui protégeaient le bois et assuraient la marche. Après vernis ou peinture selon les modèles, le sabotier appose sa griffe avec la rainette et parachève ainsi son travail. La bride peut donc être agrémentée d’une broderie, comme pouvaient l’être par le passé certains sabots de mariées.
Source : Le courrier-Le progres – L’hebdo du Finistere

Les sabots sont expédiés dans le monde entier…et même au Japon !

Détails de la fabrication des sabots de bois :
http://www.sabot-breton.com/index.php?option=com_content&view=article&id=109&Itemid=1134

L’excellence du savoir-faire
Au mois de novembre 2014, la Saboterie de Cornouaille a été récompensée par le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV). Ce label officiel est une marque de reconnaissance de l’État, délivré sous l’autorité du Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, pour une période de cinq ans.
Il rassemble des fabricants attachés à la haute performance de leur métier et de leurs produits, et récompense l’excellence artisanale et industrielle du fabriqué en France.
N’hésitez pas à laisser un message de soutien au sabotier :
http://www.sabot-breton.com/index.php?option=com_content&view=article&id=120&Itemid=1147

 

Une réflexion sur “Claude Pelletier, dernier sabotier du Finistère クロード・ペルティエ、ブルターニュ西部(フィニステール)最後の木靴職人

  1. Merci beaucoup à Sébastien pour avoir relayé cet article fort intéressant !

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