« Lorsque s’ouvrirent pour la première fois Ciel et Terre » -「天地初めて発けし時」


« Lorsque s’ouvrirent pour la première fois Ciel et Terre » -「天地 (あめつち) 初めて発 (ひら) けし時」

« A la première question, nous, il faut répondre, nous en tant que japonais, négativement. C’est à dire les catastrophes dans la conscience collective japonaise sont de jour en jour oubliées. Ça, il faut bien dire »
  Hisashi Fujita, Citephilo, 2013

« La première chose à remarquer, je pense, c’est que personne, aujourd’hui, ne peut se promener au Japon sans constater cette espèce d’énorme, d’intense réflexion qui a lieu à travers l’art sur l’évènement Fukushima »
  Michaël Ferrier, auditorium du Louvre, 2014

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Les yeux de l’hortensia – あじさいの瞳 (2)


Les yeux de l’hortensia – あじさいの瞳 (2)

A Morlaix, sur la grande place, autour d’un monument public, il y avait des plates-bandes et des massifs plantés presque exclusivement en Hortensias. Eh bien ! on voyait là ce qu’on dit exister au Japon : des Hortensias roses, des bleus, et tous les intermédiaires.
« Les Hortensias bleus »
Élie-Abel Carrière, La Revue Horticole, 1882

モルレーには、大広場にある記念碑の周りに花壇があり、ほとんどあじさいだけの植え込みがある。おやおや!日本に咲いていると言われていた花を、ここで見かけるとは。ピンクや青や、さまざまな中間色のあじさいだ。
「青いあじさい」
エリ-アベル・キャリエール、オルティコル誌、1882年

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Les yeux de l’hortensia – あじさいの瞳 (1)


Les yeux de l’hortensia – あじさいの瞳 (1)

La Bretagne est un pays de prédilection de l’hortensia. Combien de touristes, chaque année, sont en admiration devant les immenses « bouées » (ou touffes) roses, blanches, rouges et bleues, qui forment des taches multicolores dans les vieux parcs, devant les portes des maisons, ou dans les ruines de quelques vieilles demeures.
« Notes de technique horticole : L‘Hortensia en Bretagne »
Louis Winter, La Revue Horticole, 1937

ブルターニュは、あじさいを愛でる土地である。毎年何人の観光客が、古い公園で、家々の戸の前で、また古い館の廃墟で、豊かな彩りをなすピンクや白、赤、そして青の巨大な「ブイ」(あるいは房)の前で感嘆することだろう。
「園芸技法ノート-ブルターニュのあじさい」
ルイ・ウィンター、オルティコル誌、1937年

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Yōkoso Bretagne ! – ようこそブルターニュへ!


Yōkoso Bretagne ! – ようこそブルターニュへ!

 

Pour faire court, la Bretagne a depuis quelques années une politique de promotion qui se concentre sur le marché domestique (France) et les marchés de proximité (essentiellement l’Angleterre). Sauf rares opportunités épisodiques, nous n’effectuons donc pas, pour le moment, d’actions de communication pour la promotion touristique de la Bretagne au Japon.
Atout France au Japon, Avril 2017

簡潔に言えば、ブルターニュは数年来、(フランスの)国内市場と近隣諸国(特に英国)に重点を置いた促進策を取ってきた。よって、副次的に生じるまれな機会を除けば、ブルターニュ観光促進のための日本への広報活動は現時点では行っていない。
アトゥー・フランス日本 2017年4月

Yokoso Bretagne illustration

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Il était une fois le petit-fils – むかしむかし、孫が


Il était une fois le petit-fils –
むかしむかし、孫が

 

絵を描くのに戦場をかけずりまわって体力を使い果してぶっ倒れる様にやりたいと。[…]そして前向きと信じながら走って走って、走るうちに、そうだ足だ。足で描く。

白髪一雄、思うこと / 行為こそ
機関紙「具体」2号、3号、195510

Je veux peindre comme on se rue sur un champ de bataille, m’exhortant jusqu’à tomber d’épuisement […] Et comme je courais et courais, croyant aller de l’avant, je réalisais : oui, les pieds ! Oui, je vais peindre avec mes pieds !

Kazuo Shiraga, Ce que je pense / L’acte même
Revue Gutaï n° 2 & 3, October 1955

BB56, 1961
Peinture de Kazuo Shiraga, BB56, 1961
画 白髪一雄、BB56, 1961
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En la chapelle de Trémalo -トレマロ礼拝堂にて


En la chapelle de Trémalo -トレマロ礼拝堂にて

chapelle-de-tremalo
Chapelle de Trémalo,
Fernand Dauchot dit Daucho,
huile sur papier, 1957

            C’est en la chapelle de Trémalo, sur les hauteurs du Pont-Aven, que Gauguin peint son fameux Christ Jaune. Il aurait tout aussi bien pu y peindre un lèche-cul ou un phallus dans la gueule d’un chien. S’il était rentré dans les terres plus au nord, il aurait eu tout loisir d’admirer, tout en détail, un homme semblant uriner sur un dragon. Une histoire raconte qu’un gars du coin, découvrant pour la première fois cette gravure nichée dans les plafonds de l’église Saint-Jean-Baptiste du Croisty, en conclut que tenir son sexe dans la main était un mal et passa le reste de sa vie à se pisser sur les pieds. Continuer de lire « En la chapelle de Trémalo -トレマロ礼拝堂にて »

L’histoire de Kunda Kinkisho – 薫田金樹翔の物語


Qui se fie à la mer se fie à la mort. Qui meurt en mer meurt donc toujours par sa faute. C’est pourquoi les noyés, qu’ils aient péri volontairement ou non, restent faire pénitence à l’endroit où ils ont été engloutis jusqu’à ce que d’autres viennent se noyer à la même place. Alors, seulement ils sont délivrés.
  La légende de la mort en Basse-Bretagne
, Anatole le Braz, 1893

海を信用する者は死をも信用する。海で死ぬ者はだから常に自分の落ち度で死ぬのだ。故意に死んだか否かにかかわらず、溺死者たちがのみ込まれた場所に残って罪を償うのはそのためだ同じ場所へ別の者が溺れにやって来るまで。その時はじめて彼らは自由の身になる
  (アナトール・ル=ブラース『ブルターニュ 死の伝承』 1893年)

Mathurin Méheut

Paysage campagnard d’été, gouache de Mathurin Méheut

        Lorsque le tsunami du 15 juin 1896 frappa la côte de Sanriku, au nord-est du Japon, Kunda Kinkisho avait 8 ans et était en mer. En ce jour de fête des garçons dans le calendrier luni-solaire chinois son père avait décidé qu’ils passeraient la nuit ensemble sur l’un de ses bateaux, comme les pêcheurs de la région avaient coutume de faire à cette époque de l’année. La pêche avait été exceptionnelle et, tout accaparé par l’activité à bord, Kunda Kinkisho ne sentit pas passer la vague sous lui. Lorsqu’ils rentrèrent au port de Kamaishi le lendemain matin et découvrirent la violence du tsunami, les corps noyés et démembrés, éparpillés à perte de vue dans les décombres et, parmi eux, celui du Père Henri Rispal, Kunda Kinkisho en fut profondément choqué. Continuer de lire « L’histoire de Kunda Kinkisho – 薫田金樹翔の物語 »